Dernière mise à jour le : 27/06/2008 à 22h07

Enfants du Monde- Droits de l'Homme est une association à but non lucratif,crée en 1986, régie par la loi de 1901 et agréée par le ministère de la Jeunesse et des Sports. Elle est membre du Conseil français pour les droits de l'enfant (COFRADE) et de la fédération La Voix de l'enfant. Elle est dotée du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (Ecosoc).
L' association est indépendante de toute tendance politique ou confessionnelle. Son action s’est toujours accompagnée de prises de positions devant l’opinion internationale. Elle défend tous les enfants, quels qu'ils soient, en se référant à ce qu"ils considérent comme des valeurs fondamentales : le droit à la vie, à une identité, à une éducation, ou plus simplement aux loisirs. Ils s"engagentégalement à lutter contre les embargos parce que les populations civiles, les enfants plus particulièrement, en sont les premières victimes.
Son action s'appuie sur la Convention Internationale des Droits de l'Enfant adoptée par l'Assemblée Générale de l'ONU le 20 novembre 1989 et entrée en vigueur le 2 septembre 1990. Elle vise à sensibiliser l'opinion publique à cette convention mais aussi à agir pour la faire respecter en France et à l'étranger.
Faire connaître la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, informer sur la situation des enfants dans le monde et former les professionnels de l'éducation et de l'enfance, tels sont nos objectifs.
Depuis 1986, ENFANTS DU MONDE-DROITS DE L'HOMME combat pour la reconnaissance de l'enfant en tant que personne jouissant de droits spécifiques.
Enfants en difficulté, affectés par les conflits, enfants des rues privés de tout soutien ou victimes de l’exploitation sexuelle… c’est plus de 500 millions d’enfants qui sont oubliés à travers le monde !
Depuis 1989, Enfants du monde – Droits de l’Homme met en place des programmes internationaux d’aide aux enfants et à leurs familles.
En lien avec le Ministère français des Affaires Etrangères, l’Union Européenne, l’UNICEF, l’UNESCO et divers autres bailleurs, ses actions, principalement tournées vers le soutien psychosocial, développent des programmes de santé, d’éducation, d’animation mais aussi de réhabilitation ou de formation des personnels locaux.
Pour développer durablement ses programmes, l'associations compte près de 40 volontaires expatriés et s’appuie sur 300 personnes employées localement.
La Convention Internationale des Droits de l'Enfant a été ratifiée par l’Afghanistan le 27 septembre 1990. L’Afghanistan traverse aujourd’hui une crise humanitaire sans précédent : 23 années de guerre contre l’URSS, 6 ans de pouvoir des Talibans, l’effondrement de l’économie et une sécheresse qui sévit depuis 4 ans ont plongé le pays dans la détresse la plus totale. Les besoins fondamentaux (nourriture, vêtements, abri ou logement) ne sont pas couverts pour la majorité de la population.
Le quartier de Deh Qabel à Kaboul, dans lequel ils intervienent, est l’un des quartiers les plus peuplés mais aussi les plus démunis de la capitale afghane. Les communautés qui y vivent sont majoritairement Hazara (65%), et ont longtemps été laissées pour compte par les structures gouvernementales d’Afghanistan.
Dans ce quartier, de nombreux enfants apportent encore leur contribution à l’économie de survie familiale par leur travail journalier (fabrication de tapis principalement).
Face aux traumatismes spécifiques des enfants et des familles et à la situation de conflit encore présente dans la société afghane, et afin de prévenir les conséquences négatives à long terme du traumatisme psychologique de la population, EMDH à mis en place un programme de prise en charge globale des enfants par une assistance psychosociale adaptée : 320 enfants issus des familles les plus défavorisées du quartier sont acceuillis quotidiennement.
Depuis juin 2003, EMDH uni son action à celle de quatre autres ONG travaillant en Afganistan dans le domaine de l’enfance marginalisée. Ce consortium vise notamment à favoriser l’application des Droits de l’Enfant au niveau national.
Centre d’animation et d’assistance psychosociale :
Kaboul : quartier de Deh Qabel
Février 2002
Plus de 320 enfants, garçons et filles, âgés de 6 à 12 ans, sont accueillis quotidiennement au centre. Les familles, et particulièrement les mères, sont impliquées dans les activités du centre. Le personnel du centre bénéficie de formations sur les questions pédagogiques, sociales et administratives.
L’accueil des enfants marginalisés du quartier se fait au sein de petits groupes, permettant une prise en charge et un suivi invidualisé. Des activités d’animation sont proposées aux enfants, ainsi que des cours de remise à niveau scolaire. Un suivi psychologique des enfants est également réalisé pour leur permettre de retrouver un certain équilibre.
Le but de ces activités est de permettre aux enfants de reprendre confiance en eux dans leur rapport aux autres. L’accent est surtout mis sur la socialisation, l’esprit d’équipe et le respect de la différence.
La création d’une plateforme sportive est programmée pour cette année et incluera le développement d’infrastructures sportives dans le quartier Deh Qabel. Une formation d’animateurs sportifs est également planifiée dans le cadre de ce projet.
Pour assurer la pérennisation des activités du centre, l’équipe sur place travaille à la formation et à l’acquisition de compétences par le personnel afghan dans les domaines de la psychologie, la pédagogie, l’administration.
Centre socio-éducatif pour les enfants de Shindawal
Kaboul : Quartier de Shindawal (District 1)
Depuis novembre 2006
Il s’agit d’un centre pour les adolescents illettrés, déscolarisés ou exclus du système scolaire travaillant dans le Bazar de Shindawal ou à des taches ménagères.
62 jeunes filles et 165 garçons âgés de 12 à 18 ans sans aucune qualification qui suivent des cours d’alphabétisation et pour certains, une formation professionnelle.
Vingt-trois ans de conflit ont laissé la tranche d’âge des adolescents sans éducation et sans qualification, trop jeunes pendant les conflits pour fréquenter l’école, ils sont maintenant trop âgés pour y avoir accès. Souvent orphelins et/ou unique source de revenu familial, ils sont obligés de travailler à des tâches peu rémunératrices et non qualifiantes.
L’objectif est de proposer à ces jeunes des activités récréatives et éducatives leur permettant pour certains de réintégrer le système scolaire. Pour d’autres, l’objectif est de leur permettre d’accéder à une formation professionnelle et éducative de base qui les aide à entrer mieux armés sur le marché du travail. Ils bénéficieront ainsi d’un meilleur statut, d’une meilleure rémunération, de perspectives d’évolution socioprofessionnelle et donc de meilleures conditions de vie.
Les activités proposées par le centre aux jeunes sont, entre autres, des cours d’alphabétisation, des ateliers de formation professionnelle, des séances d’éducation à la santé, des activités récréatives et créatives…
Chaque étudiant suit des cours d’alphabétisation deux heures par jour qui lui permettront de savoir lire, écrire et compter au bout d’un an, puis il ou elle rejoint son centre de formation professionnelle, dans le bazar auprès de maîtres pour les garçons et dans le centre pour les filles. Certains, trop jeunes pour la formation professionnelle ou obligés de travailler pour raisons familiales, participent aux activités récréatives une heure par jour.
Projet d’urgence pendant l’hiver
Kaboul : Quartier de Shindawal (District 1)
De janvier à mai 2007
Pendant l’hiver, un projet de distribution de repas touche 300 enfants travaillant dans le bazar.
100 familles parmi les plus vulnérables seront accompagnées pour un suivi psychosocial sur un plus long terme.
Kaboul est située à 1800 m d’altitude. En hiver, les conditions climatiques sont extrêmes : entre -10 et -20 degrés la nuit. Chaque année, des enfants meurent de froid.
EMDH a donc décidé la mise en place de distributions pendant les 3mois d’hiver : un repas chaud par jour, ainsi que des vêtements pour les enfants.
Un suivi psychosocial, socioéconomique et médical est assuré pendant 6 mois aux familles les plus fragiles.
La création d’une plateforme sportive est programmée pour l’année 2007.
Développement d’infrastructures et d’animations sportives dans le quartier Deh Qabel.
Une formation d’animateurs sportifs est également planifiée dans le cadre de ce projet. Au-delà des activités ludiques et sportives qui seront organisées autour de cette plateforme, ce lieu sera aussi et surtout un lieu de rencontre pour la communauté et devrait inclure une aire de jeux pour les tout petits (0-5 ans).
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant a été ratifiée par l'Algérie le 26 janvier 1990. L'Algérie traverse une période de transition difficile. Meurtrie par une guerre civile qui a fait entre 100 000 et 200 000 morts, la population algérienne doit aujourd'hui faire face à une situation économique et sociale difficile.
L'immense majorité des Algériens voit ses conditions d'existence se dégrader sans espoirs ni perspectives d'améliorations : le niveau de vie chute, le chômage augmente et atteint 54% chez les 15-24 ans, le manque de logement se fait cruellement sentir et les conditions d'habitat se détériorent. Quant aux angoisses et peurs générées par 10 années de violence, rien n'est fait ou presque pour en atténuer les conséquences et aucune prise en charge d'envergure des victimes du terrorisme n'est mise en oeuvre par les pouvoirs publics.
Un million de jeunes de moins de 15 ans auraient été directement victimes ou témoins de la violence terroriste, et seule une infime partie d'entre eux bénéficierait d'un accompagnement psychologique.
La situation générale de l'enfance est alarmante tant sur les plans sanitaires (taux de mortalité infantile de 39 pour mille), que sociaux et éducatifs (chaque année, plus d'un million d'enfants sont exclus du système scolaire, ne sachant ni lire, ni écrire).
Alger et sa région
Depuis Novembre 2002
La naissance d'enfants hors mariage reste un tabou en Algérie. Ainsi, 87% des enfants abandonnés sont des nouveaux-nés issus de naissances hors mariage.
De manière générale, la prise en charge des enfants abandonnés est très limitée et peu adaptée à leurs besoins.
Du fait de l'insuffisance des instituts spécialisés, beaucoup restent dans les services maternité ou pédiatrie des hôpitaux, sans soins particuliers. Seule la moitié de ces enfants survit à l'abandon.
Face à cette situation, l'association algérienne Enfance et Familles d'Accueil Bénévoles (AAEFAB) a développé des méthodes de prise en charge spécifiques et de qualité dans une première pouponnière dès 1987, puis dans une deuxième l'année suivante.En premier lieu, les enfants abandonnés à leur naissance sont pris en charge dans la pouponnière d’Hadjout (80 km d'Alger) ainsi que les mères célibataires et les parents désireux d'adopter un enfant.
Dans un deuxième temps, ce programme concernera l’ensemble des professionnels de la petite enfance (étudiants, chercheurs et professionnels) pour une diffusion des compétences et savoir-faire développés à travers ce projet.
Au niveau de la Pouponnière, les actions mises en place visent à :
La création d’un centre de formation permettra de former le personnel en contact direct avec les bébés à une prise en charge de qualité. Le projet de création d’un institut méditérranéen sur la petite enfance vise essentiellement deux objectifs :
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant a été ratifiée par la Birmanie le 14 Août 1991.
La situation actuelle du Myanmar (ex-Birmanie) conduit à une marginalisation croissante des couches sociales les plus pauvres, touchant particulièrement les enfants.
Face aux spécificités du contexte Birman (contraction de l’économie, flambée des prix, déclin des services publics, pauvreté extrême, malnutrition, manque d’accès à l’eau potable pour les populations), les autorités ne sont plus en mesure d’imposer l’application de la loi en matière d’école obligatoire (4 millions d’enfants âgés de 5 à 13 ans ne sont pas scolarisés), ni même de prévenir l’exploitation économique des enfants au travail.
Une mission d’évaluation de 8 mois a permis à l'associations d’identifier et d’évaluer plus précisément les besoins au niveau de l’enfance. Ils ont décidé d’orienter prioritairement leurs actions vers les enfants en situation d’extrême précarité (orphelins, enfants des rues et enfants en conflit avec la loi).
Le Myanmar a voté une loi spécifique en 1993, la “Child Law” stipulant qu’un enfant a besoin d’une protection spéciale. Par cette loi, les enfants (dont la responsabilité pénale est fixée à l’âge de 7 ans) en conflit avec la loi ne sont plus emprisonnés avec les adultes, mais placés dans des centres d’apprentissage. Ainsi, le nombre des enfants accueillis au sein de ces structures est en constante augmentation.
En parallèle, et dès le mois de mars 2003, EMDH a soutenu l’unique centre privé d’accueil pour enfants handicapés physiques et mentaux du pays.
Rangoon
Depuis Avril 2004
EMDH intervient dans deux centres d’apprentissages situés dans la région de Yangoon. Le centre de Nget Aw San pour les garçons et Ma li Kha pour les filles, anciennes prisons où sont placés plus de 600 enfants (orphelins, handicapés physiques et mentaux, enfants des rues ou en attente de jugement) âgés de 5 à 18 ans.
Depuis avril 2005, EMDH intervient également dans 10 nouveaux centres, dont 3 sont situés à Mandalay, 1 à Lashio dans le nord du pays et 2 à Moulamien, à l’ouest de Yangoon. Description de l'action La situation tragique de ces instituts nécessite une intervention d’urgence (dégradation des bâtiments, absence de sanitaires, infiltration des eaux dans la toiture, système électrique défectueux).
EMDH procède dans un premier temps à la rénovation et à la sécurisation des installations, ainsi qu’à l’équipement des structures d’hébergement : mise en place de cuisines et de réfectoires, de douches, de lavabos, de toilettes et d’espaces de loisirs (bibliothèque, salle télé, balançoires, terrain de sport).
Afin d’assurer un minimum de conditions d’hygiène et de confort, les centres seront approvisionnés en produits de nettoyage, en matériel d’entretien et équipés de lits, de couvertures, de matelas et vêtements.
Pour un suivi médical vital, chaque infirmerie sera dotée de matériel et de kit médicaux, qui font largement défaut actuellement.
De manière à permettre la scolarisation des enfants, EMDH équipe les centres de tableaux, pupitres et chaises, afin que chaque centre soit doté au minimum d’une école primaire mais aussi d’ateliers de formation permettant aux adolescents d’acquérir une compétence technique.
EMDH participe également à l’amélioration des projets éducatifs et pédagogiques des centres.
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant a été ratifiée par l’Irak le 15 juin 1994.
Deux guerres et douze ans d’embargo international décrété par l’ONU ont affaibli la population irakienne de manière durable. Mis au ban de la communauté internationale, tenu à l’écart des échanges économiques, culturels et scientifiques, et victime d’un régime répressif jusqu’à la chute de Saddam Hussein, la population irakienne a subi un appauvrissement généralisé et une dégradation de son état sanitaire.
Aujourd’hui, l’enlisement du pays dans un conflit interne et les conséquences de l’occupation américaine ne font qu’enfoncer encore un peu plus le pays dans une situation alarmante, où l’aide humanitaire peine à parvenir aux populations en raison des difficultés d’accès et de sécurité. Environ 80 ONGs internationales sont actuellement présentes en Irak selon le NCCI (NGO Coordination Committee in Iraq – Comité de coordination des NGOs en Irak).
La guerre déclenchée par la « coalition » américaine en 2003 a débouché sur une déstructuration globale de la société, sur une insécurité généralisée, une violence quotidienne et sur un délitement brutal des services (eau, électricité...). La situation sanitaire est aujourd’hui désastreuse.
EMDH a pris position contre la guerre, de même qu’elle s’est toujours positionnée contre l’embargo sur l’Irak, soulignant que ses effets touchent avant tout la population civile. A titre d’exemple, la mortalité des enfants de moins de 5 ans a augmentée de manière significative (125 pour 1000 en 2006 contre 52 pour 1000 en 2003, selon l’Organisation mondiale de la santé).
Le système éducatif, qui était l’un des plus performants du Moyen-Orient, est désormais dans un état catastrophique : la guerre et la crise économique ont accéléré le phénomène de déscolarisation et la mise au travail des enfants.
Soutien au service pédiatrique de l’hôpital Khadimya
Bagdad – Quartier de Khadimya
Démarrage en avril 2007
Le quartier de Khadimya est un quartier très pauvre de Bagdad. La précarité du système de santé irakien, aggravée par 4 années d’occupation et de violences, rejaillit sur le fonctionnement de l’hôpital qui se trouve dans ce quartier, et dont le service pédiatrique accueille de nombreux enfants.
En raison du manque de moyens pour s’équiper en matériel médical efficace, de nombreux cas de tumeurs et de maladies chroniques sont détectés trop tard pour être soignés efficacement. Les enfants qui se rendent à l’hôpital (en consultation ou en hospitalisation) sont, comme tous les enfants de Bagdad, confrontés à la violence quotidienne et à la souffrance psychologique qu’elle induit, et rendus encore plus vulnérables par la maladie. Aucune prise en charge psychosociale ou socio-éducative n’existe pourtant dans cette structure.
Fourniture de matériel médical pour la détection et le traitement de maladies chroniques et tumeurs malignes.
Assistance psychosociale pour les enfants et les parents reçus à l’hôpital : formation et accompagnement du personnel médical pour un suivi psychosocial des enfants, organisation de groupes de paroles pour les parents et le personnel médical.
Assistance socio-éducative : création d’espaces de jeux pour les enfants au sein de l’hôpital, formation de volontaires bénévoles pour animer ces espaces, sensibilisation du personnel médical.
Réintégration familiale des enfants isolés
Bagdad. Une extension à 10 gouvernorats (Babylon, Karbala, Najaf, Al Gadissya, Wassit, Missan, Thi Qar, Basrah, Kirkuk, Nainawa) est prévue en 2007.
Depuis juin 2005 (une nouvelle phase est prévue à partir de juin 2007)
Les enfants orphelins (ou considérés comme tels du fait de l’isolement par rapport à leur famille) et vagabonds accueillis dans des centres dépendant du Ministère irakien des Affaires sociales.
Nombre de bénéficiaires en 2006 : 224 enfants
au travers d’un soutien matériel et psychosocial aux familles, d’un accompagnement des enfants vers leur famille et vers la scolarisation.
Formation du personnel de 7 institutions accueillant des enfants isolés à Bagdad et dans 10 gouvernorats pour soutenir et prolonger cette réintégration.
Création et soutien de l’Unité de réintégration familiale du Ministère irakien des Affaires sociales et renforcement des capacités du personnel, afin de permettre le suivi efficace du processus de réintégration familiale dans tout le pays.
Soutien matériel aux familles des enfants réintégrés pour assurer une amélioration des conditions de vie.
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant a été ratifiée par le Liban le 14 mair 1991.
Après 15 années de guerre fratricide et près de 20 ans d’occupation du Liban sud par l’armée israélienne, le Liban est à nouveau secoué par des tensions tant internes qu’avec son voisin israélien. En juillet et août 2006, le conflit qui oppose l’armée israélienne aux combattants du Hezbollah a laissé le sud du pays exsangue. La population du sud, déjà vulnérabilisée par deux décennies d’occupation israélienne, a été durement touchée par les conséquences des affrontements (déplacements de population, destruction de routes, d’infrastructures et d’habitations). Avant ces affrontements, le sud Liban était déjà la zone la plus défavorisée du Liban, où quasiment aucune structure d’accueil et de suivi des enfants n’existait. Le conflit a rendu encore plus précaire la situation de cette population, qui a d’abord dû fuir les combats, puis revenir dans des villages détruits où l’économie locale a été ravagée (champs d’oliviers minés donc inexploitables, commerces détruits, etc.). Les enfants ont été une fois encore parmi les plus touchés par cette situation, et si les besoins matériels ont pu être en grande partie couverts par l’aide extérieure, les besoins en soutien psychosocial et en accompagnement des enfants sont plus longs et plus complexes à identifier et à couvrir.
EMDH a mené une mission exploratoire sur le terrain en août 2006, et a démarré en septembre 2006 un programme d’assistance psychosociale et socioéducative pour les enfants des villages du sud Liban affectés par le conflit.
Programme d’assistance psychosociale et socioéducative pour les enfants du sud Liban affectés par le conflit
Tibnine et 14 autres villages du sud Liban
Depuis septembre 2006
Le programme concerne 15 villages du sud-Liban : Tibnine, Yater, Kherbet Selem, Harris, Ayta al Jabal, Kafra, Souane, Sroubine, Chacra, Beit lif, Deir Antar, Kfar Dounine, Touline, Rechaf, Soulthanieh. Environ 1 500 enfants bénéficient d’un suivi psychosocial et d’activités d’expression dans les centres créés par EMDH avec le concours de son partenaire libanais, l’association ALPHA, et des municipalités concernées. Environ 4 000 enfants de ces villages participent également à des activités socioéducatives ponctuelles (kermesses) organisées par EMDH et ALPHA.
17 centres ont été créés par EMDH dans 15 villages. Des consultations sont organisées par des psychologues, afin d’accompagner les enfants identifiés par nos équipes et présentant des difficultés ou troubles d’ordre psychologique, ainsi que leurs familles. Des groupes de parole sont également proposés aux parents ; il est en effet essentiel de prendre en compte la situation des parents, qui ont été confrontés aux conflits précédents et aux conséquences de l’occupation. La répétition des traumas est flagrante et la prise en charge des enfants doit donc inclure la compréhension des traumatismes vécus par les parents afin d’avoir une approche pertinente. Les enfants bénéficient par ailleurs de l’encadrement de volontaires pour participer à des activités d’expression et socio-éducatives : ateliers de dessin, de travaux manuels, de jeu, contes, chants, etc., ainsi que du soutien scolaire.
Des kermesses sont organisées chaque semaine dans un village différent. Les enfants du village, accompagnés de leurs parents, sont invités à participer à des activités ouvertes et récréatives.
La Convention Internationale des Droits de l'Enfant a été ratifiée par Madagascar le 19 mars 1991. Madagascar fait face à une misère grandissante dans un contexte de crises économiques et politiques chroniques. Des problèmes d'hygiène, de santé, de prévention sociale et de sécurité publique se posent dans les villes.
L'association est présente à Madagascar depuis 1998. Sa mission est basée à Mahajanga, ville située sur la côte nord-ouest de la grande île, où l'exode rural développe des zones d'habitation hors de toute règle d'urbanisme.
Dans ces quartiers défavorisés, les plus petits sont exposés aux maladies infectieuses, les plus grands quittent l'école et sont amenés à travailler tôt, ou sont tentés par la délinquance et la prostitution.
C'est pourquoi l'association a mis en œuvre depuis 1998 un programme global en faveur de l'enfance qui vise à soutenir l'action concrète d'associations locales en matières d'éducation, d'aide sociale ou de santé.
Ils travaillent avec les enfants d’âge maternel et primaire. Plus de 1400 enfants sont ainsi pris en charge de manière permanente (à travers des activités d'animation et de scolarisation) et environ 2500 de façon plus ponctuelle (lors d'organisation de grandes manifestations, d'activités d'alphabétisation, de copie d'actes d'état civil…). Indirectement, les associations de quartier avec lesquelles ils travaillent sont bénéficiaires du projet.
La première phase du projet a eu lieu entre 1998 et 2002. Cette expérience pilote dans 4 quartiers de la ville de Mahajanga a eu des résultats positifs et encourageants. l'association a donc mis en place la seconde phase du projet dans les 12 autres quartiers sensibles de la ville de Mahajanga. Les actions s'articulent autour de quatre volets :
L’action d’EMDH de prise en charge des enfants affectés par la violence a démarré en mai 2001 dans les districts de Bethléem et de Hébron. Il s’agissait alors d’apporter un soutien psychologique d’urgence aux enfants, face à la recrudescence de la violence dans les Territoires Palestiniens.
Aujourd’hui, le mur divise les Territoires Palestiniens et rend difficile la mise en place d’actions dans deux villes différentes. Ils ont choisi de développer un programme dans le district de Béthléem, qui sera bientôt complètement encerclé par le mur. L’enfermement des Palestiniens à l’intérieur du mur a entraîné une dégradation considérable de la situation socio-économique et a de graves conséquences sur la vie des enfants.
Le programme mené par Enfants du Monde - Droits de l‘Homme se déroule en partenariat avec l’association “Bethlehem Arab Society Rehabilitation”, dans la ville de Bethléem, dans les villages de Obeidieh, Nahaline, El Khader et dans le camp de réfugiés de Dheisheh.
Ce programme vise au soutien psychosocial des enfants traumatisé par les violences, et est complété par un accompagnement pédagogique et ludique des enfants, avec l’ouverture d’aires de jeux, de bibliothèques, l’organisation d’activités et de journées d’animation.
Parallèlement, l’accent est mis sur la formation des professionnels palestiniens de l’enfance de la région dans le domaine du soutien psychosocial et de l’animation.
Le programme contribue également à la sensibilisation des membres de la communauté face à la nécessité des prises en charge psychologiques des enfants.
Cisjordanie : District de Bethléem
Depuis Mai 2001
Dans la ville de Bethléem, les villages environnants de Obeidieh, Nahaline, El Khader et dans le camp de réfugiés de Dheisheh, ce sont plus de 6500 enfants qui bénéficient d’une prise en charge psychologique ou d’un accompagnement.
Les familles bénéficient également d’une aide psychosociale qui leur permet de mieux gérer leurs problèmes et ceux de leurs enfants. Les conséquences de la guerre sur l’état psychologique des enfants sont très préoccupantes : des enfants ont vu leur maisons dévastées, des membres de leur familles blessés, quelquefois tués. Cette situation engendre un sentiment d’insécurité permanent et laisse de graves traumatismes chez les enfants. S’ajoutent à cela les difficultés économiques des familles, causées par les couvre-feux à répétition, les restrictions de circulation et la construction du mur qui génèrent l’apparition de problèmes sociaux supplémentaires.
Une équipe de psychologue propose un soutien psychologique aux enfants ainsi qu’à leur famille à travers des prises en charge individuelles et en groupes thérapeutiques.
L’équipe pédagogique gère l’accueil des enfants dans des centres communautaires, leur offrant des activités récréatives, l’accès à une bibliothèque, une ludothèque et à des journées d’animation.
Une coordination est également mise en place avec les professionnels de l’enfance de la région pour développer les formations.
La Convention Internationale des Droits de l'Enfant a été ratifiée par le Soudan le 3 août 1990.
Pendant plus de vingt ans, de 1983 à 2005, le Soudan a été en proie à une guerre civile entre le Nord et le Sud qui a fait plus de 2 millions de victimes et provoqué le déplacement de plus de 5 millions de personnes. En janvier 2005, des accords ont été signés et laissent espérer une période de paix plus durable. Néanmoins, le sud du pays est à reconstruire, avec une administration nouvelle et des services de base quasiment inexistants. Près d’un million et demi de personnes dépendent encore de l’aide alimentaire et la situation sanitaire des populations reste préoccupante.
Les combats qui se déroulent depuis 2003 dans la province du Darfour sont à l’origine d’une grave crise humanitaire. Selon l’ONU, ces combats ont fait entre 100 et 200 000 morts et plusieurs millions de déplacés. Malgré les accords de paix signés en mai 2006, les combats et les violences continuent et poussent chaque mois de nouvelles populations à fuir leur village. Plus de 150 camps de déplacés ont été identifiés et ils atteignent leur capacité maximale : la barre des 2 millions de personnes enregistrées dans les camps du Darfour a été dépassée en janvier 2007. Avec la crise qui s’installe et les perspectives de retour qui s’éloignent, ces populations sont toujours dépendantes de l’aide humanitaire.
Les enfants sont, comme d’habitude, les premières victimes de ces drames. Confrontés à la souffrance physique et psychique, aux drames familiaux, à l’isolement social et à la violence, ceux qui ont survécu à ces épreuves ont gardé les marques d’un traumatisme profond.
Enfants du Monde - Droits de l’Homme est aux cotés des enfants de Wau, au Sud soudan depuis 1999, à la suite de la grande famine. Par ailleurs, en 2003 nos opérations se sont développées vers les populations de déplacées autour de Khartoum. Dès juillet 2004, nous avons ouvert un programme de soutien psychosocial pour les enfants arrivant dans le camp de Abou Shouk au Darfour. Nous continuons aujourd’hui de les assister.
Le Soudan a connu deux guerres civiles (de 1955 à 1972, et de 1983 à 2005) entre le pouvoir central et le Sud, ayant causé plusieurs millions de morts. Des négociations se sont déroulées à partir de septembre 2003 et ont abouti, le 9 janvier 2005, à la signature d’un accord de paix global et définitif. Cet accord englobe les protocoles signés jusqu’alors : sécurité, partage des ressources, partage du pouvoir, trois zones contestées (situées au Nord mais culturellement proches du Sud), cessez-le-feu définitif, modalités d’application. Par cet accord, le Sud obtient un partage du pouvoir et des richesses. Le gouvernement du Sud-Soudan bénéficie également d’une très large autonomie et doit lever sa propre armée. La formation, le 20 septembre 2005, du gouvernement d’union nationale puis du gouvernement et du parlement du sud, ainsi que des diverses commissions conjointes prévues par l’accord de paix, sont des mesures encourageantes. Mais la situation économique et sanitaire reste particulièrement inquiétante.
Soutien aux enfants vulnérables
Ville de Wau
Depuis octobre 1999
EMDH travaille auprès des enfants vulnérables, âgés de 6 à 14 ans : enfants affectés ou déplacés par la guerre, orphelins, enfants des rues, enfants en conflit avec la loi.
Les femmes de la prison de Wau et leurs enfants sont également concernés par l’action de l’association.
EMDH a commencé à travailler dans cette région en décembre 1999, à la suite de la grande famine de 1998. Aujourd’hui, l’activité s’organise de la façon suivante :
A la suite de la signature de l’accord de paix, les activités de protection de l’enfance dans les camps de déplacés (soutien nutritionnel, médical et éducatif) ont évoluées vers un accompagnement des communautés pour qu’elles organisent la prise en charge des enfants et des femmes les plus vulnérables de leur communauté autour de programmes communautaires intégrés.
Centre de promotion des droits de l’enfant
Etat Bar-el-Ghazal
Depuis janvier 2006
Mis en place après la signature des accords de paix, ce programme vise aux renforcements des capacités locales en terme de protection de l’enfance (ministères, organisations locales, professionnels de l’enfance). Si les acteurs locaux sont les bénéficiaires directs de ce programme, ce sont les enfants de Wau et des villages alentours qui en sont les bénéficiaires finaux.
Il s’agit de mettre à disposition des acteurs locaux un centre de ressources pour la promotion des droits de l’enfant. Il s’organise autour de :
Formation agricole pour les jeunes femmes et files vulnérables
Ville de Wau – camp d’Eastern Bank
Depuis février 2007
Le nombre de femmes déplacées et affectées par la guerre est important à Wau, ville localisée dans l’Etat du Bahr el Ghazal où les femmes sont venues chercher refuge pendant la guerre. Le projet s’adresse à 400 de ces femmes âgées de 14 à 21 ans (veuves, séparées, incarcérées, filles-mères…) et à leurs enfants.
Il s’agit de proposer un accompagnement social et économique aux femmes les plus vulnérables vivant dans le camp de déplacés d’Eastern Bank.
Le Ministère de l’agriculture a alloué pour ce projet de centre de formation agricole conduit en partenariat avec l’ONG locale WOTAP. Outre le volet alphabétisation et sensibilisation à l’hygiène et à la santé, les femmes y suivent des formations agricoles, cultivent des terres et vendent leurs récoltes. Ce volet agricole encourage également la diversité des productions locales pour améliorer les apports nutritionnels.
Les femmes sont également aidées à surmonter leurs difficultés sociales (garderie et scolarisation des enfants, soutien nutritionnel, alphabétisation…)
Ce programme intégré servira de modèle aux communautés pour les encourager à développer des projets similaires.
Janvier 2003 :
EMDH débute un projet à Shikan, zone située au nord-ouest d’Omdurman « squattée » par des déplacés de la guerre civile entre le Nord et le Sud. Ce projet est mené en partenariat avec une organisation nationale soudanaise, Azza Women Association (AWA). Un centre est construit où se déroulent des activités intégrées pour les familles les plus vulnérables (alphabétisation, sensibilisation, activités génératrices de revenus, microcrédits et soutien à la création d’organisations communautaires). La situation sanitaire des familles étant particulièrement alarmante, en août 2004, un service de santé primaire gratuit est proposé aux bénéficiaires des activités du centre.
En décembre 2004 et janvier 2005, le gouvernement procède à la démolition du camp de Shikan : 12 000 personnes se retrouvent alors sans abris au milieu de l’hiver. Le centre AWA/EMDH est détruit. Les gens sont partiellement re-localisés sur El Fateh, dans le désert et sans aucun service de base. Une évaluation de la situation sanitaire est menée par EMDH en partenariat avec l’Unicef, l’Organisation mondiale de la santé et le Ministère soudanais de la santé en mars/avril 2005. Les conclusions sont alarmantes. Dès octobre 2005, EMDH et AWA décident de redéployer leurs activités sur la zone d’El Fateh et ouvrent un centre de santé primaire dans des locaux temporaires avec le soutien de l’Ambassade de France, de l’Unicef et de Fonds humanitaire commun des Nations unies (UNCHF) à El Fateh, en février 2006. Le financement de ce projet par l’Ambassade de France a été renouvelé pour un an en juin 2006, aucune alternative de soins n’étant proposée aux populations.
Améliorer l’accès aux services de soins de santé primaire et à l’éducation à la santé des familles vulnérables
El Fateh/Khartoum
Depuis août 2004
Les familles des communautés déplacées de la zone d’El Fateh représentent la majorité des bénéficiaires de ce programme. Les 2 000 familles (soit environ 10 000 personnes) qui vivent à El Fateh sont ciblées par l’action, en particulier les femmes et les enfants.
Le personnel médical intégré dans le programme bénéficie de formations régulières, afin de renforcer leurs compétences.
L'objectif principal du projet est d'améliorer l'accès des familles vulnérables (déplacées et autres groupes vulnérables) aux soins de santé de base et à l’information sur l’hygiène et la santé. Les objectifs sont de :
La guerre civile qui touche le Darfour depuis 2003 a déjà fait plus de 200 000 morts, victimes des combats mais surtout de maladies et de famine. Plus de 2 millions de déplacés et 230 000 réfugiés sont aujourd’hui présents au Tchad et en République centrafricaine. Cette guerre est considérée comme la plus grave crise humanitaire dans le monde. Le Darfour compte à lui seul 132 camps de déplacés dont le plus grand est Gereida qui regroupe 128 000 personnes, dans le sud du Darfour.
EMDH est présente au Nord Darfour, dans le camp d’Abu Shouk, un des plus grands camps de déplacés de la région. Il regroupe plus de 60 000 réfugiés, principalement des femmes et des enfants. Comme de nombreux camps de déplacés au Darfour, celui d’Abu Shouk a atteint sa capacité maximale et est fermé depuis mars 2003 aux nouveaux arrivants. Dans ce camp, EMDH accueille et propose un accompagnement psychosocial aux enfants traumatisés par le conflit. Des activités sportives et ludiques sont également organisées. Ce sont plus de 5000 enfants et leurs familles qui bénéficient chaque mois des actions d’EMDH dans le camp d’Abu Shouk.
Améliorer la sécurité alimentaire des familles déplacées à El Fateh
El Fateh/Khartoum
Depuis janvier 2005
Les familles des communautés déplacées de la zone d’El Fateh représentent la majorité des bénéficiaires de notre programme. Les 2 000 familles (soit environ 10 000 personnes) qui vivent à El Fateh sont ciblées par l’action, en particulier les femmes et les enfants.
De même, deux organisations communautaires d’El Fateh et l’AWA, l’organisation soudanaise partenaire de ce programme, bénéficient de formations régulière dans le cadre du projet.
La construction d’un centre communautaire offre un appui technique et financier aux organisations de femmes de la zone, aux initiatives communautaires, et une intervention directe en offrant des facilités et des services de formations professionnelles, d’activités génératrices de revenus, d’aides sociales (école maternelle, alphabétisation, intégration scolaire, sensibilisation…)
Soutien psychosocial aux enfants affectés par la guerre
Camp de déplacés d’Abu Shouk, Al Fasher, Nord Darfour
Depuis juillet 2004
Le camp d’Abu Shouk regroupe plus de 60 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, qui ont fui leur village et les combats faisant rage au Darfour depuis 2003. Démunis de toute ressource, ils se sont installés dans le camp après une longue période d’errance. EMDH propose depuis 2004 des programmes d’assistance psychosociale aux enfants du camp d’Abou Shouk. La crise perdurant et les autorités ouvrant progressivement d’écoles, EMDH a recentré ses activités autour des besoins des enfants de 2 et demi à 6 ans.
EMDH a ouvert 16 centres d’animation et 1 centre psychosocial couvrant le camp et recevant 230 enfants chacun quotidiennement. Encadrés par des membres de leurs communautés formés, les enfants peuvent y jouer, apprendre et socialiser dans un cadre sécurisé et adapté à leur âge. Les enfants de 4 à 6 ans y reçoivent un enseignement préscolaire qui leur permettra d’intégrer l’école primaire. Ces centres permettent également de surveiller les cas de malnutrition et de sensibiliser les enfants et leur famille à l’hygiène et la santé.
Un centre spécialisé est consacré aux enfants les plus en souffrance, traumatisés et leur propose un accompagnement individualisé.
Le programme implique largement les communautés afin qu’elles prennent conscience des enjeux de la protection de l’enfance et développent des compétences de gestion et d’animation des programmes.
La Convention Internationale des Droits de l'Enfant a été ratifiée par le Sri Lanka le 12 juillet 1991
EMDH a commencé à travailler au Sri Lanka en 2005 à la suite du Tsunami. Le raz-de-marée qui a touché l'Asie du Sud-Est dans la matinée du 26 décembre 2004 a eu d'énormes répercussions sur tout le pays. Les conséquences économiques et psychologiques de cette catastrophe sont dramatiques tant pour les enfants que pour leurs parents. Les conséquences non matérielles de la catastrophe sont importantes : impact psychologique du traumatisme vécu, sentiment de pauvreté, solitude matérielle et psychologique, isolement des enfants ou encore pertes de repères…
L'Est du pays, en particulier les districts de Batticaloa, Ampara et Trincomalee, a été le plus affecté par la catastrophe. L'aide internationale s'est alors portée en priorité vers ces districts, en palliant les besoins matériels les plus urgents (relogement des familles, approvisionnement en eau, réhabilitation temporaire des dispensaires, etc.).
Le déploiement de l'aide a été bien moindre dans le Sud du pays (Districts de Galle, Matara et Hambantota) bien qu’il concentre le tiers des pertes humaines et matérielles.
En mars 2005, EMDH a commencé un projet de « soutien psychosocial aux enfants affectés par le Tsunami » dans 5 camps du District de Matara. Ce programme s’est terminé en février 2006 en ayant bénéficié à 500 enfants et 100 familles. Plus de 5 000 enfants ont participé aux activités du programme.
Dans le cadre de son travail avec les victimes du Tsunami, EMDH a dû parfois travailler en coordination avec les institutions accueillant les enfants en difficulté. EMDH s’est naturellement intéressé à la situation de ces enfants, coupés de leur famille et de leur communauté, à qui peu d’activités sont proposées et dont la prise en charge n’est pas toujours adaptée à l’intérêt supérieur de l’enfant.
Soutenant la politique de désinstitutionalisation du gouvernement, EMDH a souhaité s’impliquer dans les institutions afin d’accélérer la réintégration familiale, d’améliorer la prise en charge des enfants et d’assurer le respect de leurs droits.
Un nouveau programme a donc été mis en place en 2006 pour une durée de 3 ans.
Nos équipes interviennent dans les institutions mais aussi dans les communautés d’origine des enfants afin de travailler sur la prévention et la protection de l’enfance dans la famille, et d’accompagner la réinsertion des enfants.A la fin de l’année 2005, EMDH a par ailleurs décidé de clôturer le programme Tsunami (qui aura bénéficié à 500 enfants dans les camps et 100 familles) et de rediriger son action vers les enfants en difficulté de l’ensemble du sud du Sri Lanka.
Suivi psychosocial, prévention, réunification familiale, activités récréatives, éducation, suivi médical
Province du Sud (Districts de Galle et de Matara)/p>
Depuis septembre 2006
Au Sri Lanka plus de 15 000 enfants vivent dans des centres appelés « institutions » (publiques ou privés) pour différentes raisons : enfants abandonnés, enfants des rues, enfants victimes de négligence ou d’abus, en situation d’extrême pauvreté, atteints de retard mental, enfants en conflit avec la loi… Tous sont accueillis de la même façon dans ces institutions sans bénéficier d’une prise en charge adaptée à leur situation.
Plusieurs recherches et études démontrent que la situation de vie dans ces institutions est souvent précaire et stigmatisante : le lien avec la famille est parfois nié et la préparation à la réintégration dans la communauté est très limitée.
EMDH vient en aide à :
Le projet vise à renforcer le système de protection de l’enfance : travail en collaboration directe avec les agents du gouvernement (PO’s et CRPO’s) pour analyser les besoins de protection et mettre en place le bon dispositif de suivi et de réponse aux problèmes de l’enfant.
Le projet se développe ensuite sur trois axes
Axe Prévention - travail de prévention à l’institutionnalisation dans les communautés les plus « à risque » :
Axe en institution - travail à l’intérieur des institutions privés ou publiques pour améliorer les conditions des vies des enfants :
Axe Réintégration/Réunification - travail de préparation à la vie après l’institution :
Ce travail est mené en collaboration étroite avec les agents du gouvernement pour garantir la pérennité de l’action. Il bénéficie du soutien de l’Unicef et d’autres associations travaillant dans la protection de l’enfance. EMDH est membre d’un comité associatif national pour la désinstitutionalisation.
La Convention Internationale des Droits de l'Enfant a été ratifié par le Vietnam le 28 février 1990. L'association est présente depuis 1993 au Vietnam, où ils ont travaillé durant plusieurs années à la construction et à l'équipement d'écoles primaires dans les provinces du sud (Ben Tre, Soc Trang...), et en appui technique et financier aux structures d'accueil pour les enfants vivant dans les rues de Hô Chi Minh Ville en collaboration avec les autorités vietnamiennes.
A Ca Mau, province du sud du Vietnam où intervient aujourd’hui Enfants du Monde - Droits de l’HOmme, on recense un nombre important d'enfants handicapés.
Les causes du phénomène sont liées au manque de moyens et de connaissances mais aussi à l'histoire de cette zone, particulièrement touchée par l'agent orange durant la guerre :
De 1961 à 1971, le déversement dans d’indescriptibles proportions de défoliant chimique par les américains fut un drame écologique mais aussi humain, puisqu’aujourd’hui encore, de nombreux enfants naissent atteints de malformations suite aux altérations génétiques provoquées par ces produits.
Province de Ca Mau
Depuis Octobre 2001
La province de Ca Mau est particulièrement pauvre. L accès aux soins et à l’école est difficile pour chacun, en particulier pour les enfants handicapés, qui sont nombreux à Ca Mau. Le handicap représente une difficulté sociale et un facteur aggravant de la pauvreté pour des populations déjà en situation précaire.
Le programme d aide aux enfants handicapés propose des réponses aux parents désemparés devant le handicap de leur enfant afin de mieux informer les populations et de réduire la charge sociale et économique que peut représenter le handicap. Activités principales :
La Convention Internationale des Droits de l’Enfant a été ratifiée par le Yémen le 14 Août 1991. Le Yémen figure parmi les pays les plus pauvres du monde et cumule une démographie en forte expansion avec une situation économique fragile. On estime notamment qu'environ 3 millions d'enfants yéménites vivent dans des conditions de pauvreté absolue. 5000 enfants mendient dans les rues de Sanaa, et 28000 enfants travaillent. La plupart participent de cette manière à la survie de leur famille.
De nombreuses instances gouvernementales et non gouvernementales s'accordent pour dire que le phénomène urbain des enfants des rues touche la plupart des villes yéménites, et en premier lieu la capitale Sanaa, qui reste un important pôle d'attraction pour les familles pauvres.
L'abandon du foyer familial, ultime étape du processus de marginalisation, renvoie à des causes complexes qui, pour chaque enfant, sont différentes. Cependant, des constantes sont repérables : ainsi la plupart de ces enfants sont issus de familles défavorisées, victimes du chômage et de l'isolement social dû à l'exode rural. Il s'agit souvent de familles nombreuses, ou encore de familles monoparentales, sans ressources régulières et aux conditions de logement précaires.
Ces enfants cherchent dans la rue un revenu quotidien à partir d'activités informelles voire illégales et sont ainsi sujets à différents abus (violences, exploitation économique et/ou sexuelle).
La question du trafic d'enfants, notamment entre le Yémen et l'Arabie Saoudite, est particulièrement inquiétante.
Programme Enfant des Rues :
Sanaa
Depuis Mars 2005
Il s agit pour l'associations de diminuer la vulnérabilité des enfants des rues au Yémen et plus particulièrement à Sanaa. Leur objectif est donc de leur apporter une meilleure assistance ainsi qu’une meilleure protection. 1250 enfants des rues de Sanaa, ainsi que 100 familles défavorisées sont concernés par l'action de l'association.
La mise en place d'un centre d accueil et d'hebergement pérenne constitue la pierre angulaire du projet, car cela permet de garantir aux enfants en situation de grande détresse une protection face aux multiples dangers qu ils encourent dans les rues et une stabilisation de leur quotidien. Ils sont ainsi mieux préparés à rentrer dans une logique d insertion.
Toutes les activités mises en place dans le cadre du centre d accueil ont pour objectifs d améliorer le quotidien des enfants, de les encourager et de les préparer à une réinsertion sociale et familiale. Grace aux actions de prévention mises en place dans 4 quartiers de la ville, les enfants auront accès aux informations indispensables à l amélioration de leurs conditions de vie en terme de santé et d intégration sociale et scolaire : ils seront intégrés à une vie collective, par le biais de leur participation aux compétitions sportives locales, favorisant ainsi leur autonomisation et responsabilisation face à l environnement social et urbain.
Des actions de sensibilisation sont conduites auprès de la population locale qui est invitée à participer aux activités destinées aux enfants de manière ponctuelle ou permanente.
Des groupes de bénévoles identifiés au sein meme des quartiers prioritaires seront formés aux techniques d animation. Ils encadreront les enfants et poursuivront la sensibilisation de la population locale au quotidien.
Soustraire les mineurs étrangers isolés à la traite des êtres humains par l’accueil, le réconfort et un accompagnement personnalisés sur les plans socio-éducatifs, sanitaires et juridiques, puis les orienter vers les structures de prise en charge de droit commun.
une moyenne de 25 enfants fréquente le centre chaque jour, environ 5 enfants de nuit.
18 dont 3 apprentis et des bénévoles. L’équipe, pluriculturelle, parle 21 langues et dialectes.
| pays | date |
|---|---|
| Nicaragua | De 28 février 1999 à 15 novembre 1999 |
| Haiti | De 1989 à fin décembre 1999 |
| Venezuela | De Mars 2000 à 2002 |
| Albanie | De 1999 à 2003 |
| Turquie | De 23 août 1999 à 31 décembre 2000 |
| Montenegro | De Aout 1999 à fin 2001 |
| Kosovo | De Janvier 2000 à fin 2002 |
| Brésil | De 1994 à fin 2002 |