Dernière mise à jour le : 27/06/2008 à 22h07

DSF est une Organisation Non Gouvernementale (ONG), à buts non lucratifs et à vocation strictement humanitaire, française, elle a été créée en janvier 1996, après six mois de pré-activité au Cambodge.
telle est sa mission fondamentale;
y compris ceux parmi les plus défavorisés de notre planète
quels que soient les motifs de leurs malheurs.
Les Mines ! L'amputation d'une jambe, souvent pratiquée après un accident sur une mine, occasionne des douleurs rémanentes, longtemps après que les douleurs postopératoires ont disparu : 30% des amputés souffrent au point de ne pouvoir supporter une prothèse, sans laquelle toute vie "à peu près normale" est impossible, sans compter l'impact psychologique du handicap.
DSF soigne deux types de ces douleurs :
Par une application sur le moignon, d'un petit appareil portatif pas plus gros qu'un téléphone mobile, mais de haute technicité, le système nerveux sollicité transmet aux cellules du cerveau les "informations" nécessaires à la restructuration de "l'image" de la nouvelle morphologie.
Technique légère, efficace, praticable sur le terrain, elle est exploitée par DSF depuis près de deux ans au Cambodge. Elle ne nécessite pas de longue formation pour être utilisée en autonomie par les médecins locaux.
Cette technique est, comme la précédente, utilisée sur le terrain, sans nécessiter d'hospitalisation lourde ni de désagréments importants.
En coopération efficace avec les prothésistes que sont Handicap International, le C.I.C.R. ou V.V.A.F. les équipes de médecins DSF consultent dans les ateliers d'appareillage. Cette consultation a aussi lieu dans les hôpitaux.
Un regroupement des patients douloureux est très souvent opéré par les kinésithérapeutes ou les médecins locaux. L'amélioration de l'efficacité du travail des médecins de DSF qui en résulte permet un allégement du dispositif, ainsi une équipe de deux médecins une fois tous les deux mois, sur un centre, suffit aux interventions normales.
A ce stade, au Cambodge, une représentation permanente de DSF n'était pas nécessaire.
L'autonomie des équipes locales. C'est une philosophie de DSF de passer le relais aussitôt que les conditions d'un tel transfert sont réunies. Cela nécessite une formation des personnels destinés à rester seuls.
Cela s'est passé en plusieurs temps :
Ce n'est souvent pas une petite affaire, dans des pays à cultures très différentes, dont les attitudes en face de la douleur se traduisent par un sentiment de sensibilité variable suivant les peuples, comme si la nature humaine n'était pas la même sous quelque latitude que l'on soit né.
Cette formation est concomitante à l'action de soins des médecins DSF.
Une coopération avec les responsables des facultés de médecine, au Cambodge d'abord, puis au Mozambique, a abouti à la constitution d'un programme universitaire de l'enseignement de la détection et du traitement de la douleur dans les facultés de médecine. Cela devrait aboutir à la reconnaissance d'une véritable "unité de la douleur" s'intégrant dans le cursus universitaire des étudiants en médecine locaux. Des professeurs recrutés par DSF viennent enseigner. Il ne s'agit plus seulement de douleurs des amputés, mais aussi des douleurs du cancer, du SIDA, des douleurs postopératoires, etc.
A également été mis sur pieds dans les deux capitales de Phnom-Penh et de Maputo.
Elle doit assurer à terme l'arrêt de l'intervention de DSF dans le domaine de la formation : toujours cette même philosophie. Une expérience est en cours de mise en place au Maroc.
Lors de leurs diverses interventions dans les hôpitaux, les médecins de DSF se sont très vite rendus compte d'un phénomène pas toujours estimé à sa vraie valeur, voire quelquefois insoupçonné, celui de la douleur de l'enfant.
Malnutris, ou soignés pour une fièvre ou autres maladies, les enfants hospitalisés souffrent, sans doute beaucoup, presque toujours sans pouvoir le dire. Et puis l'on a d'autres urgences...
Des spécialistes DSF ont lancé une première intervention à l'hôpital central de Maputo. Cette expérience devrait être étendue à d'autres hôpitaux, d'autres pays, si les moyens suivent. Les besoins sont grands si l'on sait que plus de la moitié des patients hospitalisés à l'hôpital central de Maputo sont des enfants.
L'idée d'une recherche sur la douleur infantile des malnutris sera probablement creusée.
En l'état actuel des connaissances, le SIDA n'est pas curable.Il s'en suit dans beaucoup de pays du tiers monde une attitude implicite, sans doute par soucis d'efficacité d'utilisation de moyens limités, de "rejet" des patients déclarés, rendant très difficile leur connaissance par un dépistage inexistant ou pas souhaité par les éventuels patients, pour des raisons bien compréhensibles. Par ailleurs, il a été démontré qu'une forte proportion de patients atteints du SIDA, en phase terminale, souffraient beaucoup.
DSF pense qu'en l'absence de toute thérapie curative, il ne reste plus qu'à "adoucir" l'inconfort des patients en prenant en charge leurs douleurs. Des projets sont en cours de négociation à Phnom-Penh.
Si, sur le plan de la thérapie, le problème est totalement différent du précédent, il n'en reste pas moins que, notamment en phase terminale, beaucoup de patients souffrent. Des interventions sur ce point rentrent dans les perspectives que DSF se fixe de monter.
un responsable Angola, Cambodge, Maroc, Mozambique coordonne, avec l'aide d'un permanent local, les missions de quelque type qu'elles soient. Il est le représentant officiel, directement ou par le canal de son permanent, de DSF vis-àvis de toutes les personnalités extérieures.
la lutte contre la douleur au service de l'action humanitaire.
Au début de son action, DSF a trouvé ses ressources aupres:
La très forte expansion de ses activités a généré des besoins financiers grandissants que les ressources traditionnelles ne peuvent seules combler. DSF recherche des organismes privés ou publics qui pourraient par leur soutien l’aider.