Dernière mise à jour le : 27/06/2008 à 22h07

Ingénieurs sans frontières est une association de solidarité internationale créée en France en 1982. ISF est constitué en une fédération de 38 groupes locaux, implantés dans 80 écoles et universités technologiques en France. Chaque année, 900 bénévoles, pour la plupart élèves ingénieurs ou étudiants scientifiques, s'impliquent dans les actions de la fédération.
Ingénieurs sans frontières est une association constituée de groupes régionaux implantés dans des grandes écoles et des universités technologiques partout en France. Ses membres sont essentiellement des étudiants, accompagnés par des ingénieurs, techniciens et autres, actifs ou retraités. La Charte identifie les valeurs fédératrices et les grandes orientations de l'association. Cette nouvelle Charte a été adoptée le 14 décembre 2002 par l'Assemblée générale d'ISF
Ingénieurs sans frontières se veut un mouvement social d'ingénieurs conscients de leur responsabilité dans la construction d'un développement durable. Mais devenir "ingénieur citoyen", qu'est ce que ça veut dire ?
Solidaires, ils souhaitent que les droits vitaux, sociaux, économiques et culturels de chacun soient respectés, à l'échelle de la planète, dans le respect des générations futures. Engagés, ils militent pour cette cause de manière concrète dans les différents lieux où ils exercent leur pratique. Cet engagement citoyen de l'ingénieur ne doit en effet pas se limiter à la sphère privée, mais constitue un fil rouge dans toutes ses démarches, que ce soit dans un cadre d'études, professionnel ou militant.
Un ingénieur citoyen est ouvert aux autres et au monde qui l'entoure, gage de pertinence de ses actions qui sont ancrées dans la réalité et les préoccupations des personnes qu'elles sont censées servir. Cette ouverture lui permet de confronter ses objectifs et ses méthodes à l'environnement auxquels ils doivent s'appliquer, et de les remettre en cause pour les améliorer. Cette philosophie du questionnement est une clé essentielle pour cet ingénieur qui souhaite donner du sens à ses actions, comprendre et maîtriser leur finalité.
L'ingénieur Citoyen a enfin un souci permanent de concrétisation de ses engagements, à son niveau, de manière réaliste et pragmatique en fonction de ses capacités.
L'ingénieur Citoyen considère qu'une solution technique n'est qu'un élément parmi d'autres dans la résolution d'un problème donné. Cette approche technique n'a de sens que si elle est confrontée aux autres dimensions, par exemple économiques, sociales, culturelles, environnementales, juridiques, ..., et que toutes les implications ont été considérées et étudiées.
Or l'ingénieur n'est ni formé ni compétent pour se positionner tout seul sur ces aspects. Pour être cohérent, il devra travailler dans des équipes pluridisciplinaires. L'expertise, sur les aspects "non techniques", n'est donc pas du ressort de l'ingénieur. Il a toutefois une double responsabilité sur ces questions : il doit d'une part avoir conscience de ses limites, et ne pas s'improviser sociologue ou économiste, et d'autre part faire appel à des spécialistes et veiller à ce que tous les aspects aient été considérés. Le modèle technicien de la société occidentale confère en effet à l'ingénieur une responsabilité et un pouvoir particulier dans la modification de la société par la technique. L'ingénieur citoyen doit avoir conscience de ce pouvoir et des dangers qui en découlent. Il est de son ressort et de son devoir de veiller à ce que la technique reste au service de l'homme et de ne pas placer au contraire la société au service de la technique.
Il a en outre conscience de la spécificité de chaque problème, de l'évolution des pratiques, et se place dans une constante logique de formation lui permettant de mieux appréhender les questions auxquelles il est confronté et les implications des réponses qu'il va apporter. De l'étudiant à l'expert, l'ingénieur citoyen a sans cesse un devoir d'apprentissage. Cette démarche et cette ouverture, qui caractérisent l'ingénieur citoyen, lui permettent d'avoir un regard critique sur les pratiques d'ingénierie. Elles lui confèrent une légitimité et une responsabilité pour se positionner et intervenir à chaque fois qu'il pense que la technique n'est plus un moyen, mais qu'elle devient une finalité en soi, et qu'elle n'est pas mise au service d'enjeux politiques et sociaux.
L'action d'ISF s'inscrit dans une perspective de développement durable.
ISF souhaite participer à des actions qui :
Pour ce faire, ISF s’engage avec ses partenaires à développer une approche multidimensionnelle dans leurs projets, en cherchant à allier des compétences politiques, sociales, économiques et techniques.
ISF pense aussi que la pertinence des actions engagées viendra de la rencontre et de l'échange entre cultures et pratiques différentes. Ainsi, elle agisse en réseaux au Nord et au Sud.
Son objectif est d'intégrer aux actions locales auxquelles elle collabore, une réflexion sur les enjeux globaux de développement. Par exemple, ISF est engagée depuis longtemps sur des problématiques d'approvisionnement en eau potable.
Avant d'agir, il est indispensable d'apprendre et de comprendre. Se former permet d'acquérir des compétences, mais aussi de remettre en question nos habitudes de vie, nos certitudes et le monde qui nous entoure.
Les bénévoles ISF suivent plusieurs types de formation :
Week-ends thématiques ou journées "à la carte", ces formations sont ouvertes à tous les étudiants. Certaines sont obligatoires pour les membres des Bureaux des groupes, ainsi que pour les volontaires qui partent sur le terrain.
Nos comportements, individuels ou collectifs, contribuent à accroître les déséquilibres entre le Nord et le Sud. Connaître et comprendre ces interdépendances permet d'agir en citoyen responsable d'un monde plus solidaire.
Après s'être formés eux-mêmes, les membres d'ISF souhaitent à leur tour sensibiliser ceux qui les entourent :
Thématiques abordées :
Ces actions sont pour la plupart organisées au sein des écoles d'ingénieurs, mais peuvent aussi toucher un public plus large.
Unir les énergies et les compétences, réunir les disciplines et les cultures. Dans chacun de ses domaines d'action, Ingénieurs sans frontières travaille avec des partenaires :
ONG françaises ou étrangères, associations villageoises, comités de gestion, associations de migrants, opérateurs privés, collectivités locales...