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Dernière mise à jour le : 27/06/2008 à 22h07

Médecins sans frontière

 

 

Médecins Sans Frontières est fondé en 1971, au moment de la guerre du Biafra et des inondations au Pakistan oriental. Aujourd'hui, l'association est devenue une des principales organisations humanitaires privées d'aide médicale. MSF apporte une assistance médicale aux populations qui subissent une crise, quand leur santé ou leur survie sont menacées, qu'elles sont victimes de violences ou qu'elles ne peuvent plus bénéficier des soins vitaux. Guerres, famines, épidémies, catastrophes naturelles, déplacements de populations... Ces crises nécessitent des interventions rapides et efficaces pour, en lien avec les structures locales, soigner les blessés et malades, rétablir des conditions de vie décentes en assurant l'approvisionnement en eau, la nutrition, l'assainissement, la construction d'abris... MSF s'intéresse aussi aux conséquences sur la santé des grandes inégalités économiques et sociales en menant des programmes d'accès aux soins et de lutte contre les maladies infectieuses.

Depuis sa création, Médecins Sans Frontières n'a cessé d'affirmer sa conception de l'action humanitaire, élevant sa voix pour exprimer son indignation lorsque le système d'aide est détourné de son objectif initial, où lorsque ses volontaires sont témoins de violations des droits de l'Homme.

Toute l'histoire de l'association est jalonnée de ces prises de position, compléments indispensables du geste médical. L'intervention sur le terrain des volontaires de l'association, en France comme à l'étranger, reste, année après année, fondée sur le respect de la dignité des personnes aidées.

 

I) LES CONTEXTES D'INTERVENTION

 

Médecins Sans Frontières intervient auprès des populations en détresse dans des situations et des contextes très différents. La plupart des action de Médecins Sans Frontières concerne des personnes affectées par des « catastrophes d'origine humaine » comme des projets de terrain dans le cadre de conflits armés ou de situations de belligérance, à eux seuls 56% des actions de MSF en 2002, mais aussi des programmes à destination des personnes privées de soins en raison de leur place particulière au sein de la société (prisonniers, prostituées, enfants des rues, personnes âgées...),soit  19% des projets de MSF, ainsi que des missions pour venir en aide aux individus victimes d'épidémies et aux grandes endémies (23% des action sur le terrain).

Ensuite viennent les actions lié à des "catastrophes d'origine naturelle" (tremblement de terre, raz de marée, etc.) pour seulement que 2% des cas.

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II) LES DOMAINES D'ACTIVITÉ

 

L'association a acquis un important savoir-faire concernant l'aide médicale et sanitaire en situation précaire.

Les activités médicales recouvrent :

Sur le plan non médical, il s'agit essentiellement d'actions sur l'eau, l'hygiène et l'assainissement.

Quelles que soient les circonstances de leurs interventions, les volontaires travaillent sur l'évaluation d'une situation et la définition des solutions à mettre en oeuvre, en prenant en compte les capacités de MSF d'apporter une réponse adéquate. Par ailleurs, si pour Médecins Sans Frontières apporter des soins de qualité est primordial, témoigner de la situation des populations en danger l'est tout autant.

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III) LES RÉFLEXIONS SUR L'HUMANITAIRE

 

Quand l'impact de l'acte médical est limité par les violences subies par les populations et que l'aide humanitaire contribue à masquer ces violences, ou pire à renforcer le pouvoir des agresseurs, les MSF sensibilisent le public aux exactions dont ils sont témoins ou aux manquements aux conventions internationales qui protègent les personnes et rend compte de ses propres actions.

Le témoignage est partie intégrante de la mission de Médecins Sans Frontières, au même titre que son action médicale. Il découle de la responsabilité prise par l'association en se portant au devant des populations en détresse. L'action de soin est comprise comme une résistance aux actes de violence, de discrimination, d'exclusion... commis à l'encontre des populations : Le témoignage doit agir dans le seul intérêt des populations en danger et rechercher l'amélioration de leur situation.

Cette volonté de prise de parole est portée par les volontaires sur le terrain. Dans certains cas exceptionnels, Médecins Sans Frontières peut décider de dénoncer des exactions graves et interrompre son intervention sur le terrain, par exemple, lorsque l'aide humanitaire est détournée de son objectif. La prise de parole passe également par un travail de réflexion sur les principes, les pratiques et les dilemmes humanitaires, et sur un travail d'analyse sur l'évolution des contextes d'intervention et du rôle des différents acteurs internationaux.

Pour protéger l'indépendance et l'efficacité de l'action humanitaire, il faut identifier et limiter ses interactions avec les opérations de maintien de la paix, le développement de tribunaux internationaux, la gestion politique des famines ou des flux de population, l'accès aux soins et aux médicaments des populations les plus pauvres

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IV) L’ACCES AUX MEDICAMENTS ET RECHERCHE MEDICALE

 

14 millions de personnes meurent chaque année d'une maladie infectieuse ou parasitaire, faute du traitement qui aurait pu les sauver. Ainsi, certaines maladies, comme le paludisme, la maladie du sommeil, la leishmaniose, la maladie de Chagas ou encore la tuberculose sont dites "oubliées" ou "négligées" : il n'existe pas de traitement adapté, ou bien ce traitement est d'un prix inabordable pour la plupart des malades des pays en développement, ou pour les personnes exclues des systèmes économiques des pays développés, donc pour les populations non solvables. La recherche de nouveaux médicaments efficaces pour les traiter est parfois considérée comme non rentable et abandonnée depuis de nombreuses années.

Campagne pour l'accès aux médicaments essentiels :

Une campagne pour améliorer l'accès aux médicaments essentiels dans les pays pauvres.

Il n'est pas tolérable qu'autant de personnes soient abandonnées à leur sort et n'aient pas accès aux traitements qui pourraient les guérir. La vie humaine ne peut être à ce point négligée. C'est pourquoi, il y a trois ans, MSF s’est engagé dans une campagne internationale pour rendre accessibles à tous des médicaments efficaces pour lutter contre ces maladies mortelles, la "Campagne pour l'accès aux médicaments essentiels".

Favoriser la baisse du prix ou la reprise de la production de médicaments abandonnés ne suffit pas. Il est indispensable de relancer la recherche et le développement (R&D) de nouvelles molécules. Car à peine 10% de la recherche médicale mondiale est aujourd'hui consacrée aux maladies qui concernent 90% de la morbidité mondiale En 2002, devant le manque d'engagement public et de réponse du secteur privé, l'association a décidé de franchir un pas supplémentaire : MSF, en collaboration avec l'Institut Pasteur et 4 autres instituts publics de recherche (la Fondation Oswaldo Cruz (Brésil), l'Institut de Recherche médicale du Kenya, le ministère de la Santé de Malaisie et le Programme spécial de Recherche et de Formation sur les Maladies Tropicales de l'Organisation Mondiale de la Santé), a décidé de créer une entité indépendante, à but non lucratif et dont les activités de recherche seront basées sur les besoins, le DNDi (Drugs for Neglected Diseases initiative).

"Améliorer la qualité de vie et la santé des personnes souffrant de maladies négligées, en créant un modèle alternatif pour développer des médicaments permettant de les traiter.

Son objectif est de développer la Recherche et le Développement de médicaments contre les maladies négligées. Dans un premier temps, le DNDi a choisi de se consacrer à trois maladies - la maladie du sommeil, la maladie de Chagas et la leishmaniose viscérale - contre lesquelles aucun traitement nouveau n'est disponible aujourd'hui et aucune recherche de médicaments innovants n'est pour l'instant engagée. Le DNDi a été officiellement lancé en juillet 2003.

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V) LES ENGAGEMENTS DE MSF

 

INDÉPENDANCE

MSF est une organisation indépendante de tous pouvoirs politiques, religieux, militaires ou économiques : cette liberté de décision et d'action s'enracine dans l'indépendance financière de l'association, ses ressources sont essentiellement d'origine privée, surtout issues de la générosité des donateurs. Les autres financements proviennent d'organismes de financement de l'aide, notamment l'Union européenne (ECHO), de bailleurs de fonds gouvernementaux et d'organismes internationaux tels que le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR)

ENGAGEMENTS DES VOLONTAIRES MSF

Médecins, chirurgiens, infirmières, administrateurs et logisticiens sont des volontaires, indemnisés ou parfois salariés, qui s'engagent à respecter les principes fondamentaux énoncés dans La charte de MSF. Chaque année, environ 2 500 membres de l'association partent en mission à travers le monde (dont 1 000 avec la section française).

IMPARTIALITÉ

MSF apporte son aide à des populations en danger, sans discrimination ethnique, politique, religieuse ou économique. MSF intervient en toute indépendance, après évaluation des besoins médicaux des populations. Cela suppose de pouvoir évaluer librement ces besoins, d'accéder sans restriction à la population concernée et de contrôler directement les secours, en ciblant en priorité les personnes les plus gravement et les plus immédiatement en danger. MSF ne prend évidemment pas part aux conflits armés, adhérant dans ce sens au principe de neutralité qui n'est pas synonyme de silence.

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VI) LES SITES

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