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Dernière mise à jour le : 27/06/2008 à 22h07

Patrimoine Sans Frontières

La survie des hommes, c'est aussi leur culture, leur mémoire et leur patrimoine.

 

Patrimoine sans frontières a été créé en 1992 par François Bloch-Laîné et un petit groupe composé de l’architecte Bertrand Bonnier, de l’attachée de presse Claudine Colin, du journaliste Frédéric Edelmann et de la cinéaste Dominique Gros, avec le soutien du ministère français de la Culture . Elle a pour objectif de mener des actions de sauvegarde du patrimoine international dans des contextes d’alerte, d’oubli ou de déshérence, ainsi que dans des situations post-accidentelles ou de post-conflits. Elle est une organisation non gouvernementale (Association Loi de 1901), indépendante de tout pouvoir politique, religieux ou économique.

C’est en 1991 que M. Bloch-Laîné, qui était l’un des principaux organisateurs du mouvement associatif à vocation humanitaire en France, s’est vu confier par Jack Lang, ministre de la Culture, et Christian Dupavillon, directeur du Patrimoine, une mission totalement novatrice : faire du patrimoine mondial une cause à dimension humaniste, voire humanitaire.

I) Mission

À la demande des populations, PSF veille à la préservation de sites et bâtiments, mais aussi à la transmission de mémoires, gestes et savoir-faire.
Son exigence est d’accompagner la réappropriation des patrimoines en crise et d’assurer leur prise en charge dynamique et autonome par les populations concernées.
Son fonctionnement s’appuie sur l’établissement d’un réseau de partenaires multidisciplinaire et international regroupant des organismes privés et publics (universitaires, scientifiques, financiers, politiques) qu'elle mobilise de façon à développer la meilleure synergie sur les projets. Servant d’organisme relais, PSF répond aux demandes de concours d’autres organismes de sauvegarde du patrimoine et met son réseau et son expertise à leur service.
Son champ d’action couvre le repérage des patrimoines menacés, “oubliés” par les circuits d’intervention en place, la sélection des cas prioritaires, les études de faisabilité, l’élaboration de projets de sauvegarde pertinents, l’alerte de l’opinion publique, la levée de fonds, la mobilisation d’un réseau de partenaires autour du projet, le déclenchement de l’intervention d’autres structures, des conseils aux organismes de conservation du patrimoine, des échanges de bonnes pratiques, des expositions, des publications...

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II) Actions

En cours

Cameroun 1996-2007

Au début des années 1990, la technique de l’architecture traditionnelle musgum n’était plus connue que de quelques personnes âgées. En 1996, à la demande de l’Association culturelle Musgum, Patrimoine sans frontières a organisé à Mourla, au nord du Cameroun, un chantier-école permettant de préserver ce savoir-faire. Une concession de cinq cases a été élevée sur ce site, montrant des motifs décoratifs représentatifs de différentes régions. Un étudiant en architecture et un photographe ont soigneusement documenté les processus de construction.

En 2004, Patrimoine sans frontières et les éditions Parenthèses ont co-édité un ouvrage scientifique sur l’architecture en terre des Musgum, réalisé par Christian Seignobos, géographe et directeur de recherche à l’Institut de Recherche pour le Développement et Fabien Jamin, architecte. « La case-obus, histoire et reconstruction » retrace l’histoire du peuple Musgum et des formes d’habitat rencontrées dans la région.

L’Association Culturelle Musgum (ACM) ayant souhaité poursuivre ce projet avec Patrimoine Sans Frontières, la Cité de l’architecture et du patrimoine, et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), et lui donner une visibilité internationale, une exposition itinérante sur l’architecture et la culture Musgum sera présentée en Europe et en Afrique. Dans un premier temps, celle-ci est présentée dans le cadre d’une exposition plus large sur « L’Alterarchitecture » organisée par la Fondation pour l’Architecture en Belgique. Son inauguration, le 22 octobre 2005 au CIVA à Bruxelles (en présence d’Emir Kusturica !), fut un succès. Elle y sera présente jusqu’au 30 mars prochain, et reviendra ensuite à Paris et à d’autres villes européennes. L’inauguration au Cameroun est prévue du 1er au 5 mars 2006 à Maroua dans le cadre des « Journées Culturelles Musgum » ; après cette date, elle entamera une itinérance dans d’autres villes camerounaises.

Co-producteurs officiels de l’exposition : Patrimoine sans frontières, La Cité de l’Architecture et du Patrimoine, l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), l’Association Culturelle Musgum.

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Madagascar 2006 - 2007 :Réhabilitation du palais de justice d’Ambatondrafandrana (Tananarive)

En 2006, Patrimoine sans frontières (PSF), en partenariat avec l’Institut d’Etudes supérieures des arts (IESA) s’est engagée aux côtés des Amis du patrimoine de Madagascar (APM) afin de restaurer et sauvegarder le palais de justice royal de Madagascar, un bâtiment emblématique de l’architecture du Rova (Tananarive).

Action de solidarité internationale en faveur des enfants touchés par le cancer et le SIDA.

Chaque année, 3800 cas de cancer sont diagnostiqués en France chez les enfants et les adolescents. 2,3 millions d’enfants dans le monde sont séropositifs.

Isolés pour des raisons médicales, les jeunes atteints du cancer ou du SIDA sont livrés à leur solitude et leur maladie. Les notions de "chez-soi", de maison et de patrimoine disparaissent vite.

Initiée en 2003 par l’Institut français d’architecture, cette action vise à redonner force et joie de vivre aux enfants malades au travers d’ateliers artistiques et pédagogiques. A partir de 2007, seront organisés par PSF :