Dernière mise à jour le : 27/06/2008 à 22h07

Aide Médicale Internationale (AMI), association humanitaire française apolitique et laïque, créée en 1979, œuvre pour le rétablissement de l’accès aux soins des populations exclues de tout système de santé. AMI forme du personnel de santé local et réhabilite des centres de santé.
AMI intervient auprès des populations les plus défavorisées dans 9 pays. Aujourd’hui, elle soutient 25 programmes grâce à la présence de 60 expatriés sur le terrain et de plus de 2 000 collaborateurs locaux. Ces programmes touchent 2 500 000 bénéficiaires.
Il y a urgence à agir pour plus d’égalités entre les pays du Nord et ceux du Sud, il y a urgence à défendre la dignité de tous les hommes sans distinction de race, de religion ou d’appartenance politique. Pour cela, il s’agit de permettre un accès à l’eau potable, à l’éducation, au travail, à la santé, de respecter les minorités, les femmes, les enfants,de combattre l’arbitraire et l’insécurité des personnes et des biens, de promouvoir une justice égale pour tous mais aussi de préserver les éco-systèmes.
AMI, depuis plus de 25 ans, a choisi, par le biais de l’amélioration de l’accès aux soins, et dans le respect des spécificités culturelles, de contribuer à l’accompagnement et à l’autonomisation des populations subissant de plein fouet ces injustices.
Aide Médicale Internationale est une ONG médicale, apolitique et laïque née en 1979, elle est longtemps restée quasi-clandestine (médecins qui traversaient illégalement des frontières, interventions dans des zones très reculées...). Pendant des années, sa stratégie de communication a été de rester dans l’ombre afin de protéger les populations locales et d’éviter d’être chassée des terrains d’interventions à risques. Née de la scission de Médecins sans Frontières, elle est l’association de « French Doctors » la moins connue, même si chronologiquement elle est l’aînée de Médecins du Monde.
L’AMI soutient en particulier les populations extrêmement démunies qui ne bénéficient pas des aides gouvernementales et qui géographiquement sont difficiles d’accès. Par exemple au Kurdistan, elle a soutenu des populations enclavées dans des vallées inaccessibles, en Afghanistan elle est présente dans des régions très reculées (Nouristan, Logar...). En République Démocratique du Congo, ils développent des programmes anti Sida dans la région du Kivu à Kilembwé, où ils sont la seule ONG. ils sont les spécialistes des « crises humanitaires oubliées ». Ainsi, depuis 1995 ils aident les minorités birmanes de part et d’autres de la frontière thaïlando-birmane.
La seconde spécificité d’AMI est la formation du personnel médical local dans les zones où le système de santé est défaillant ou inexistant. AMI pratique peu de médecine de substitution mais forme des infirmières, des médecins, des sages femmes et des laborantins locaux aux nouvelles techniques et approches médicales en les accompagnant. En ce sens, AMI édite également des magazines de formation médicale continue, toujours adaptés aux besoins du pays concerné. L’objectif des équipes d’Aide Médicale Internationale est avant tout de contribuer à l’autonomisation médicale des populations et ce dans le respect des spécificités culturelles. C’est pourquoi, leur second slogan est « Aidons-les à se passer de nous ».
AMI intervient dans les situations d’urgence et de post-urgence et œuvre pour le rétablissement de l’accès aux soins des populations exclues de tout système de santé ou vivant dans des conditions d’extrême précarité.
Médecins, sages-femmes et infirmières d’A.M.I. f orment des agents de santé, améliorent la pratique des accoucheuses traditionnelles, organisent des campagnes de vaccination, équipent les dispensaires en matériel médical. Les équipes d’A.M.I. s’attachent également à développer des actions dans le domaine sanitaire et social (construction de latrines et de puits, formation d’éducateurs-hygiènistes...). L’objectif est d’accompagner les populations dans la création ou la réhabilitation de structures médicales adaptées à leurs besoins.
| 1979 | Création de AMI | Dans les années 70 naissait en France une conception nouvelle de l’aide humanitaire médicale jusqu’alors représentée par la Croix Rouge Internationale. Cette conception s’appuie sur deux notions fondamentales : passer outre l’autorisation des Etats pour aller là où il y a besoin et témoigner des atteintes aux droits de l’Homme. En 1979, AMI débutait son action corrolée à cette nouvelle éthique. Les premières missions auprès des populations civiles soutenant la résistance cambodgienne, laotienne, afghane, kurde montrent que le choix des missions se fait en fonction d’une situation politique isolant une population opprimée où la situation sanitaire devient dramatique |
| 1980 | Premier pas en Afghanistan | C’est en 1980, à la demande de la population et de la résistance afghane qu’une première équipe d’AMI entre clandestinement en Afghanistan. Depuis, AMI a développé ses actions en Afghanistan et continue de former les agents de santé et en particulier les femmes. |
| 1981 | Le Kurdistan | Le Parti Démocrate du Kurdistan Iranien (PDKI) lance un appel : la situation sanitaire est désastreuse, pas un seul médecin, ni chirurgien pour une population évaluée à 4 millions d’habitants. Seule pendant des années, et dans des conditions souvent difficiles, AMI poursuit ses programmes de formation d’infirmiers, de prévention et d’éducation sanitaire auprès de la population. D’autre part, l’activité chirurgicale est rendue primordiale par la violence des combats. AMI restera seize ans. |
| 1985 | Un hôpital-école au Pakistan | Ils ont ouvert un hôpital-école au Pakistan, à Peshawar, près de la frontière afghane dans lequel des agents de santé afghans venaient suivre une formation de 18 mois (Medical Training for Afghan : MTA). La période de MTA durera 7 ans, prenant fin en 1992, année de la chute du gouvernement communiste. Il était devenu alors possible de mener des actions de formation à l’intérieur même de l’Afghanistan. |
| 1986 | La population Karen | Première intervention d’AMI auprès des populations Karens. En janvier 1995, une vaste offensive birmane a entraîné l’exode des populations civiles Karens vers la Thaïlande où elles sont parquées dans des camps en attendant un hypothétique apaisement de la situation. AMI a accompagné les Karens dans leur fuite et assure, depuis, un soutien médical et logistique à trois camps de réfugiés et met en place des structures de santé et une formation de personnels médicaux. |
| 1988 | AMI-Afghanistan | La situation en Afghanistan se stabilise avec le départ des troupes soviétiques. Des zones de tranquillité sont délimitées dans lesquelles il n’y a plus d’enjeux militaires et des opérations de développement durables peuvent être mises en place. La reconstruction de l’Afghanistan demande désormais un soutien plus spécifique. Pour répondre à cette demande, le 5 novembre 1988, A.M.I - Afghanistan voit le jour. Aujourd’hui, cette association n’existe plus. Elle a rejoint Aide Médicale Internationale en 1994. |
| 1992 | AMI au pays des Touaregs |
Après une première mission de reconnaissance, AMI a débuté en mars 1993 son activité en pays Touareg, au nord Mali. Démarrée à Abelbarra, au cœur de l’ADRAR DES IFORAS, par un travail curatif auprès des campements Touaregs, la mission s’installe à Kidal pour commencer la formation d’agents de santé pour les futurs dispensaires de la région. Cette formation permettra de couvrir la région en personnel de santé compétent et proche des populations. AMI a quitté le Mali en 2002. |
| 1993 | Le Salamati : un magazine de formation médicale |
Publication du premier magazine de formation médicale à distance en Afghanistan, le Salamati. L’objectif est d’améliorer le niveau des connaissances et les pratiques médicales des agents de santé qui ont été formés dans le cadre des programmes ami. En 1996, l’édition birmane, Health Messenger verra le jour suivi en 1999 par une version cambodgienne. Aujourd’hui, ces trois magazines sont diffusés à environ 7000 exemplaires chacun par numéro. |
| 1998 | Du Mali au Niger | Depuis le Mali, où AMI a travaillé pendant 10 ans, ses équipes ont été alertées par une association Touareg sur les terribles difficultés que rencontre la population au Nord du Niger. En 1998, AMI décide d’envoyer une mission exploratoire pour réfléchir à une éventuelle mission. Le programme verra le jour en fin d’année 1998 avec pour objectif la réduction de la mortalité maternelle et infantile. |
| 1999 | AMI a 20 ans | AMI fête ses 20 ans d’existence. AMI est capable, à la fois de répondre à l’urgence en soignant et en assurant une présence dans les dispensaires et les maternités, mais aussi, et peut-être surtout, de préparer l’avenir en formant ceux qui demain devront prendre le relais. |
| 2003 | Début de la guerre d’Irak |
En 2003,AMI est présente en Afghanistan, en Thaïlande, en Birmanie, au Cambodge, aux Comores, en République Démocratique du Congo, en Haïti, dans les territoires palestiniens et en Irak. AMI est la seule ONG française présente sous les bombardements en avril 2003. Une fois les bombardements calmés, elle met en place dans ce pays, un programme de collecte de sang. Pour des raisons de sécurité, AMI est obligée de quitter l’Irak en automne 2004. |
| Novembre 2004 | AMI fête ses 25 ans | |
| 2005 | Ouverture des missions AMI au Soudan, en Indonésie et au Sri Lanka |
En 2005, AMI est toujours présente en Afghanistan, en Haïti, en République Démocratique du Congo, au Myanmar, en Thaïlande et dans les territoires palestiniens. Face au désastre du Darfour, au Soudan, elle ouvre un programme de cliniques mobiles et suite à la catastrophe du Tsunami elle installe deux missions de formation au soutien psychologique post traumatique en Indonésie et au Sri Lanka. |
AMI oeuvre selon une éthique qui lui est propre, cette dernière est développée dans la charte de l’association.
L’objectif de l’AMI est d’aider les populations les plus défavorisées à accéder à des soins de santé de qualité. Les programmes humanitaires sont mis en œuvre dans des pays ou des régions en situation de crise durable. Notre action est apolitique, impartiale, et sans prosélytisme d’aucune sorte.
En plus de la donation de médicaments et de matériel médical, de l’intervention directe de médecins et d’infirmiers expatriés aux côtés du personnel local de santé, de la réhabilitation de structures sanitaires déficientes, son moyen d’intervention privilégié est la formation et l’accompagnement du personnel local de santé, ceci afin d’encourager et de promouvoir la prise en charge du système de santé par les individus directement concernés par son fonctionnement.
Aujourd’hui les crises sont plus complexes qu’il y a 25 ans, le pouvoir des média favorise l’émergence de moyens plus pernicieux moins détectables. Les frappes chirurgicales, les embargos, les organisations de milice et la terreur psychologique ont remplacé les conflits ouverts et facilement identifiables.
Il s’agit désormais de repenser le geste humanitaire pour répondre non seulement aux besoins vitaux mais aussi à tous les besoins fondamentaux indispensables au respect de la dignité humaine des populations civiles victimes des conflits. C’est pourquoi, au de-là de l’approche médicale, AMI s’engage à diversifier ses actions dans plusieurs domaines : éducation, justice, information, réconciliation nationale.
AMI suscite également autant que possible la participation de la population - autorités locales, comités villageois, groupes de femmes, notables, instituteurs, tradipraticiens...- pour contribuer à la mise en œuvre de ses programmes. L’intervention de la communauté peut prendre divers aspects : conseils et échanges d’informations et de pratiques, apport en main d’œuvre lors des travaux de réhabilitation, organisation de séances d’éducation à la santé, contribution au coût de fonctionnement du système de santé par le biais d’activités génératrices de revenus...
L’objectif des équipes de Aide Médicale Internationale est de contribuer à l’autonomisation médicale des populations. Cette autonomisation requiert certaines conditions, souvent difficiles et longues à réunir :
Ils peuvent également appuyer la communauté dans la création d’activités génératrices de revenus ou de fonds communautaires. Ces ressources permettent alors de financer une partie des coûts de fonctionnement du système de santé (salaires du personnel, entretien des bâtiments, renouvellement des stocks de médicaments et de matériel médical).
Lorsque les équipes AMI arrivent sur le terrain, elles trouvent généralement des hôpitaux, dispensaires et postes de santé qui ne peuvent apporter le service de santé adéquat aux populations. La guerre, la corruption, l’instabilité économique, l’absence de personnel formé, la pénurie de médicaments paralysent le système de santé. La première étape d’intervention de AMI peut consister à réhabiliter et équiper les structures sanitaires. Dans la mesure du possible ils utilisent des matériaux disponibles sur place de manière à faciliter l’entretien des structures par les équipes locales et les populations
Autre condition de pérennisation des programmes : la formation du personnel médical.
Qu’il s’agisse de compléter des formations de niveau universitaire ou permettre à un instituteur de dispenser des conseils et des soins simples de santé aux membres de sa communauté, AMI propose des sessions adaptées. La méthode pédagogique, le matériel didactique, la langue utilisée sont autant d’éléments qui répondent à un profil particulier d’étudiant. A cela s’ajoute le souci de respecter les us et coutumes locales, lorsque celles-ci ne portent pas atteinte à la santé ni à la dignité des patients.
Lieu |
Localisation |
Objectif |
Afghanistan |
Est : Provinces du Laghman et de la Kunar Nord : Vallée du Panjsher, Plaine de Shamali (Province de Parian), Nord Hazarajat (Provinces de Balkh, Samangan, Bamyan) Centre : Province du Logar et Kaboul |
Faciliter l’accès aux soins des populations vulnérables : les femmes, les enfants et les personnes déplacées. |
Haiti |
Liste des centres d’enfants et jeunes des rues concernés par le programme :
Centre d’action pour le développement CAD (internes et externes) Centre LAKAY (internes) Centre LAKOU 1 Ralliement (externes), dépendant de LAKAY Centre LAKOU 2 Ateliers (externes), dépendant de LAKAY Centre Timkatek (internes et externes) Centre CARITAS (internes et externes) Centre d’Education Populaire CEP (externes) Centre d’ Appui Familial Cafa (externes) |
Fournir des soins de santé. Assurer des activités de prévention. Permettre une démarche participative des enfants et jeunes des rues. Intégrer l’action aux projets déjà existants.Fournir les ressources nécessaires, tant humaines que matérielles, au suivi et à la prise en charge médicale des enfants et jeunes des rues. Informer sur la situation des enfants et jeunes des rues. |
Indonésie |
Le district Teunom |
Accès aux soins pour les populations, par l’organisation de cliniques mobiles dans les villages Formation des personnels de santé à la prise en charge des premiers soins Campagne de vaccination de routine. Réhabilitation des structures de santé (centres de santé et centres PMI) Approvisionnement en médicaments de 3 centres de santé. Mise en place d’un système de surveillance épidémiologique. Mise en place de séance de promotion de la santé auprès des populations. Mise en oeuvre du Health Messenger, magazine destiné au personnel médical de Sumatra. Formation en psychologie des équipes paramédicales de la zone Mise en œuvre de consultations psychologiques et référencement des cas les plus lourds Espaces d’expression pour les enfants, sur les sites de déplacés et dans les écoles Formation des enseignants en psychologie de l’enfant. Séances auprès des enfants, dans la classe, autour du dessin. |
Myanmar (ex-Birmanie) |
Township de Dala, Yangon Division Northern/Eastern Shan State ownship de Buthidaung, Rakhine State |
Construction d'un système autonome en eau et assainissement avec les habitants du township.Dépistage et soin des maladies sexuellement transmissibles (STD) et lutte contre la propagation de l’épidémie du HIV/AIDS. Appui aux structures de santé de la région isolée et montagneuse de Shan Stateet à établissement d'un réseau d’agents de santé communautaire permettant de couvrir prés de 300 villages. mise en place un réseau d’agents de santé communautaire et d’accoucheuse traditionnelle dans la région du Rakhine enclavé et marécageuse, auprès des populations Royingas. |
| république démocratique du Congo | Les quatre zones de santé ou ils interviennent - Lemera, Uvira, Nundu et Fizi - sont situées au sud du Sud Kivu, dans un rayon moyen de 80 km au nord et au sud de la ville d’Uvira. | Diminuer la mortalité due aux pathologies courantes et plus spécifiquement pour les femmes enceintes et les enfants. Revitaliser les activités de prévention (consultations prénatales et consultations préscolaires). Permettre l’accès à des soins de santé de qualité et économiquement abordables (ouverture de 13 nouveaux centres dans des zones reculées, baisse des tarifs et gratuité pour les indigents). Renforcer le système de référence vers les soins de santé secondaire grâce au soutien aux services de pédiatrie et maternité de l’hôpital général. Renforcer et étendre la couverture des volets transversaux (volet victimes de violences sexuelles, volet Prévention Transmission Materno-Infantile du VIH, volet appui laboratoire, volet transfusion sanguine, volet éducation à la santé) grâce au soutien à de nouveaux centres. |
| Soudan |
Appui aux structures de santé existantes .Mise en place d’une clinique mobile sillonnant les villages alentours et prise en charge d’une unité d’hospitalisation d’urgence. |
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| Sri Lanka | Pottuvil (sud-est de l’île) | Soins de santé primaire du dispensaire temporaire de Arugam Bay (en collaboration avec la Croix Rouge). Soutien logistique et organisationnel aux cliniques mobiles du Ministère de la Santé dans les camps de déplacés. Approvisionnement en matériel médical et médicaments. Création d’outils de suivi sur la santé mentale pour le personnel de santé et les différents acteurs locaux (associations) en collaboration avec le Ministère de la santé. Formation continue de 15 personnels de santé du Ministère de la Santé sur la santé mentale : écoute des patients, suivi et référencement psychologique. Soutien aux niveaux des responsables de la santé de Pottuvil sur le recueil épidémiologique... aux vues des carences constatées. |
| Territoires palestiniens | L’hôpital Shifa (600 lits, 1750 interventions orthopédiques en 2001) et l’hôpital Nasser de Khan Younis, à Gaza et l’hôpital Gouvernemental de Jenin | Programme de formation en chirurgie réparatrice des nerfs à Gaza et programme de formation pour le personnel para-médical des urgences et du bloc opératoire de l’hôpital de Jenin. |
| Thaïlande | Nu Poh eThaïlande, camps de réfugiés de Nu Poh (district d’Umphang, province de Tak) et de Umpiem (district de Prop Pha, province de Tak), à proximité de la frontière Thaï-Birmane t Umpien | L’objectif du programme est d’apporter une assistance médicale et sanitaire aux populations Karens réfugiées en Thaïlande. |
| Soudan | sud du Darfour | Le programme AMI au Darfour a pour but de permettre l’accès à un service de soins de santé primaire adéquat et gratuit. Il est centré autour de trois axes majeurs :
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| Yémen | Gouvernorat d’Hodeidah | Soutien médical aux populations vulnérables. Début 2006, nous avons effectué une mission d’évaluation dans le Gouvernorat d’Hodeida. Cette région semi désertique, située sur le littoral de la Mer Rouge, fait partie des régions les plus pauvres du Yémen. C’est dans les districts de Al Hali et de Al Marawa’a, (Gouvernorat d’Hodeida) qu’AMI vient de débuter un programme de soutien d’urgence aux soins de santé primaire en faveur des populations vulnérables. |
Le messager de la santé comme outil de formation médicale. Depuis 1994 en Afghanistan, 1996 en Birmanie, et 1999 au Cambodge, Ami publie un journal médical de formation continue pour améliorer la qualité des soins délivrés aux populations locales. SALAMATI, édité en persan-dari et en pashtou, langues les plus utilisées en Afghanistan, est distribué aux agents de santé.
la version anglo-birmane, distribuée dans les camps de réfugiés de la frontière birmano thaïlandaise, dans les zones de conflit en Birmanie et dans les programmes portant assistance aux populations birmanes immigrées en Thaïlande et la version anglo-khmère, diffusée au Cambodge auprès des agents de santé du ministère de la santé. Aujourd’hui, cette version a été reprise par une ONG locale.
En complément de son activité médicale sur le terrain, AMI a créé Health Messenger, périodique de formation continue destiné à tous les agents de santé et travailleurs non médicaux. Par le rappel et la mise à jour continue de leurs connaissances, Health Messenger contribue à améliorer le niveau de santé des populations en apportant un soutien technique mais aussi psychologique aux agents de santé isolés. En plus du lectorat cible, Health Messenger est distribué par et aux ONG locales, ONG internationales, agents de l’ONU et différents personnels des Ministères de la Santé. En 2004, deux éditions du Health Messenger sont diffusées à travers deux pays et une édition a été confiée à une ONG locale :
Le Salamati : distribué sur tout le territoire afghan
Le Health Messenger Thaïlande : distribué sur la frontière birmano-thaïlandaise
Le Health Messenger Cambodge : transmis à l’ONG locale PSP à partir de février 2004 L’objectif du magazine étant de toucher des agents de santé isolés, grâce à des articles faciles d’accès, et dans leur langue maternelle. Il est bien souvent l’unique document de référence à leur disposition.
Tous les articles sont traduits dans la langue d’origine des lecteurs ainsi qu’en anglais. La plupart des agents de santé ne savent pas lire l’anglais ou ont un niveau très basique. Par conséquent, ils n’ont pas accès aux références médicales majeures. Le magazine leur apporte donc l’information dont ils ont besoin dans leur propre langue et leur offre simultanément l’opportunité d’améliorer leur anglais. Tous les articles sont rédigés en tenant compte du contexte local. Des enquêtes sur le contenu et la forme du magazine sont régulièrement effectuées auprès des lecteurs dans le but de comprendre au mieux leurs attentes.
Les articles peuvent provenir de différentes sources : soit de l’équipe éditoriale du Health Messenger, soit des membres des comités de rédaction ou des professionnels de la santé. Chaque édition est conçue par une équipe éditoriale locale et mobilise l’ensemble du secteur médical de chaque pays. Les professionnels et les experts de la santé (du Ministère de la santé, des ONG locales et internationales et des agences de l’ONU) sont impliqués dans le projet et contribuent à l’écriture des articles.
Chaque numéro compte au minimum 40 pages et comporte 6 à 15 articles d’un niveau de technicité variable selon le lectorat. Le rythme normal de publication est trimestriel.Le magazine est souvent articulé autour d’un thème central dicté par l’actualité (paludisme, assainissement de l’eau, maladies tropicales...). Mais les thématiques sont souvent diversifiées avec le traitement de sujets liés aux pathologies de base, à la santé publique, aux faits de société. Concernant le Salamati, la ligne éditoriale se concentre sur un thème conformément aux priorités du ministère de la santé afghan et des problèmes majeurs de santé publique en Afghanistan.
En 11 ans d’existence, le Salamati, revue médicale qui fournit aux agents de santé afghans un outil de formation continu, est passé d’une parution bi-annuelle à une parution trimestrielle. Trois numéros ont été réalisés en 2004 sur ces thèmes : "Handicap", "Nutrition", "Santé maternelle et "Tuberculose". Le magazine s’est adapté cette année aux attentes de son lectorat en accompagnant le sujet principal du magazine de quelques articles divers et variés ainsi que d’une rubrique news nationale et internationale.
Rédaction à Kaboul et distribution sur tout le territoire afghan. Tirage : 10 000 copies distribuées dans 32 provinces d’Afghanistan. 9000 copies en bilingue Dari/Pashtou (langues officielles) pour la population afghane, et 1000 en Anglais pour le personnel expatrié des ONG.
Professionnels de la santé (Ministère de la Santé, Département des Femmes et de la Santé reproductive)
Organisations internationales et ONG qui souhaitent y contribuer et partager leurs expériences et connaissances
1 expatrié : coordinateur de projet
4 collaborateurs locaux : un rédacteur en chef/éditeur médical, un consultant/traducteur, un responsable de distribution et un illustrateur
UNICEF, Union Européenne (Europaid), UNFPA (ONU)
LE HEALTH MESSENGER écrit en Birman
Inspiré de l’exemple du Salamati afghan, le magazine existe en Thaïlande depuis 1995 sous le nom birman de Saytaman. Ce n’est qu’en 1998 qu’il prend son nom actuel d’Health Messenger. AMI publie le HM Thaïlande trimestriellement. 4 numéros sont parus en 2004 sur différents thèmes : "Santé reproductive", "Eau et assainissement", "HIV/Sida" et "Nutrition". L’édition birmane du Health Messenger représente encore un projet en exil, la situation au Myanmar interdisant tout travail de ce type. Mais l’objectif du magazine consiste toujours à développer le projet au cœur de son espace de vie : la Birmanie. Cette année, 3000 exemplaires ont pu être distribués directement en Birmanie, et la coordination du magazine ayant quitté Bangkok, est désormais entièrement intégrée à la mission Thaïlande au sein d’un des camps de réfugiés.
Rédaction à Bangkok puis sur le camp de réfugiés de Mae Sot à la fin de l’année, distribution sur les camps de la frontière birmano-thaïlandaise et en Birmanie. Tirage : 9.000 copies dont 3000 copies imprimées directement en Birmanie (4000 copies dans les camps de refugiés en Thaïlande, 1000 copies dans les communuatés de migrants en Thaïlande, 1000 copies en Birmanie via différents programmes “trans-frontaliers”, 3000 copies en Birmanie via les ONG de santé). Deux versions : en birman et en anglais.
1 expatrié : coordinatrice de projet 2 collaborateurs locaux : un éditeur médical birman, un responsable de distribution, un secrétaire / administrateur Collaborateurs issus des ONG travaillant le long de la frontière thaïlando-birmane : un comité éditorial composé de professionnels de la santé.
Le projet Health Messenger Magazine lancé au Cambodge en mai 1999 est le dernier né de la série. Dès son lancement, la stratégie d’autonomisation à travers la création d’une ONG cambodgienne avait été prévue. Tiré à 7000 exemplaires en version anglo-khmère, et distribué à travers 7 provinces de l’Ouest et du Nord-Ouest du Cambodge, un accord a été signé entre Aide Médicale Internationale et Ponleu Sokhapheap (PSP, ONG locale) pour la transmission du Health Messenger Cambodge à partir de février 2004. La mission d’AMI pour début 2004 a donc consisté à assurer la passation de la gestion du projet de AMI à PSP et à finaliser le dernier numéro sous la coupe d’AMI sur la participation communautaire et le management des équipes de santé. Une enquête d’impact a également été réalisée au travers d’un questionnaire afin de mesurer le niveau de satisfaction des lecteurs ainsi que le niveau des connaissances acquises par rapport au contenu. AMI soutient également PSP pour la recherche de financements des deux prochains numéros qu’ils prendront eux-mêmes en charge.